Mon interview à la Web Tv

Ça y est, je suis une vedette, toute la France me regarde ! (roulement de tambour…)

Figure-toi que cette interview a une histoire, une origine, que je trouve totalement improbable, et que je considère avec toujours plus de reconaissance…

Tout a commencé par une belle matinée de fin août, un samedi ensoleillé.

J’avais passé de longues minutes assise par terre dans le jardin, au soleil, en méditation-silence-réflexion, et je me souviens parfaitement avoir terminé par un moment de gratitude envers l’Univers, comme souvent, mais ce jour-là plus particulièrement, sans aucune raison spéciale.

Puis, mon estomac criant famine, je m’étais relevée pour me diriger vers la cuisine. Les mains dans l’eau froide, occupée à laver la salade (oui, tu sauras tout de ma vie !), j’avais déjà les pensées à mille endroits en même temps, lorsque le téléphone a sonné.

Une banale histoire de prospection, soit pour une isolation gratuite, ou pour un nouveau placement financier… ?? que nenni ! La dame au bout du fil me parlait de chaîne télé, d’interview, de visibilité… des stages de piano tellement novateurs, d’une publicité indispensable…

Je dois reconnaître que je n’ai pas du tout été aimable pendant les premières secondes, prête à raccrocher impulsivement. Mais mon interlocutrice avait une voix posée et a suscité ma curiosité. Et surtout, elle ne savait pas du tout comment j’étais apparue sur sa liste de prospects, puisque je n’ai rien à voir avec ses clients habituels qui apportent des solutions à des problèmes précis au sein du monde de l’entreprise. Je ne corresponds pas du tout à son interlocuteur-cible.

Rendez-vous téléphonique fut pris pour le début de la semaine suivante. Et c’est seulement après avoir “raccroché” – quelle curieuse habitude d’avoir gardé cette expression ! il y a belle lurette que l’on ne raccroche plus, on effleure un écran… – que le lien avec ma méditation de gratitude quelques minutes auparavant s’est imposé à moi. C’était fou ! je remercie d’abord, et j’ai une réponse juste après…

Petit à petit les choses se précisent…

Le lundi suivant, la directrice de production de la chaîne avec qui j’avais ce fameux rendez-vous m’a convaincue d’accepter cette offre proposition commerciale, et c’est là que le vrai travail a commencé…

Parce que tu ne t’imagines même pas toute la préparation nécessaire, pour construire une mini interview de 4 mn 30 maximum. Au début les idées foisonnent, les mots viennent tout seuls quand il s’agit de rassembler les idées. Le plus difficile ensuite est de trier, d’organiser, de rédiger, de ne rien oublier, pour respecter la durée imposée.

J’en ai passé des heures à écrire, gribouiller sur mes multiples feuilles (oui, pour ça, le papier et le stylo/crayon/fluo ont ma préférence), changer d’avis, recommencer, froisser un brouillon, le reprendre parce que finalement il n’était pas si mal que ça…

La préparation concrète…

On m’avait prévenue que le tournage de l’interview se ferait dans les conditions du réel, sans coupure, mais qu’il pourrait y avoir plusieurs prises et que nous choisirions la meilleure. D’où l’importance de ne pas bafouiller, d’être claire, d’avoir de la suite dans les idées…

Les questions ont été choisies 10 jours à l’avance avec une jeune journaliste de la chaîne. La pauvrette croyait, en m’appelant, que je ne donnais que des cours de piano et ne voyait pas du tout ce que je faisais dans l’histoire, elle qui a pour habitude de contacter des créateurs web, des informaticiens de génie, des chefs d’entreprise innovants pour améliorer la vie de leurs salariés…

Alors quand elle a compris la pertinence des stages et leur efficacité,  elle a été soulagée ; il m’avait bien semblé qu’elle stressait de ne pas pouvoir me ranger dans une catégorie précise de son planning.

Je t’entends persifler d’ici : ” et en plus tu connaissais les questions à l’avance? pfff, pourquoi tant d’histoires alors?


Non seulement je connaissais les questions, mais je les ai proposées, pour la plupart, et en ai imposé au moins deux d’entre elles. Pour être certaine de pouvoir placer ce qui me paraissait important. Et parce que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même !
La suite ? De longs moments de solitude à déclamer mon texte final devant une caméra imaginaire… d’ailleurs pas si imaginaire que ça, parce que figure-toi que je me suis également filmée “pour du vrai”. Voui ! le ridicule n’a jamais tué personne… et c’était d’ailleurs tellement difficile à réussir, devant un objectif froid et impitoyable, que par la suite la vraie interview avec Karine  a été un plaisir !

Là sur la photo ça ne se voit pas, mais je suis en pleine répétition minutée !

Je perds mon assurance…

Nous nous sommes rencontrées le matin du tournage, à Paris, dans un salon très chic, au cours d’une conversation qui a démarré à bâtons rompus et qui très vite a pris la tournure de l’interview. J’avais visionné plusieurs autres interviews réalisées par Karine sur cette web tv, et j’avais remarqué que parfois ses interlocuteurs semblaient légèrement surpris par une question, voire quelque peu désarçonnés. Bien naïvement  j’avais décidé péremptoirement que je ne me laisserais pas impressionner et que moi je ferais bien mieux que tel ou tel autre interviewé…

J’avais bien sûr passé la soirée précédente à réviser scrupuleusement mes petites fiches…

ben voyons… Danielle-pianiste va crever l’écran… mais tu rêves ma pauvre fille !!!!” Oui oui je t’entends encore ricaner… Alors quand Karine a OSÉ mélanger mes précieuses questions sans suivre l’ordre logique de ce que j’avais préparé, j’ai commencé par ne pas être d’accord, arguant du fait que j’allais me mélanger les pinceaux et que ce n’était juste pas possible.

Mais, hors caméra puisque nous n’étions même pas encore dans le studio, nous avons fait l’essai de la conversation, des questions arrivant naturellement, notamment sur ma pratique de la gestion mentale … et tout semblait en effet bien plus naturel. Bien évidemment j’avais mes repères en tête, je savais que tel ou tel point était impératif à tel moment, et pour le reste… j’ai choisi de faire confiance au professionnalisme de la journaliste !

Silence, on tourne !

Une fois dans le studio, à l’étage de cet immeuble dans le XVIème arrondissement, je dois avouer que je n’en menais pas large pendant les premières secondes de mise en place des caméras, de la lumière…

Au moment de régler les micros, le technicien, charmant comme tous les autres professionnels sur place, n’oublie pas de me préciser : “surtout vous ne tapotez pas la table pendant la conversation, vous ne ponctuez pas avec les mains, parce que ça va faire du bruit désagréable et il faudra tout recommencer”…

Ah oui, et quand on parle avec les mains, comme moi, et qu’on veut naturellement mimer un accord de piano sur un clavier imaginaire en utilisant la table, on fait comment???? Petit moment de panique, il va falloir que je me contrôle, tout en n’oubliant pas le texte, tout en regardant Karine dans les yeux pendant les 3 secondes avant le clap de début et jusqu’au clap de fin… tout en souriant, tout en me tenant droite, tout en ne regardant jamais cet énorme micro qui va m’écraser le nez…

Finalement, nous nous sommes lancées, surtout moi qui avais l’impression de faire un grand plongeon, alors que Karine est une grande professionnelle. Jusqu’ici je croyais, de façon très primitive, qu’un journaliste ça tient un micro et ça pose des questions.

J’ai découvert tout l’art de l’intervieweur qui consiste à écouter réellement son interlocuteur, rebondir pour lui permettre de mieux développer son idée, le rattraper au vol si nécessaire, le tout si naturellement que la conversation devient fluide et agréable.

Dès la deuxième prise ça a été “dans la boîte”, et le temps gagné sur les 6 prises programmées a pu être utilisé pour de chaleureux bavardages presque entre amis.

Et maintenant?

Tu penses bien que j’ai attendu avec impatience le résultat final, puis la date de diffusion. Ça c’est pour mon ego, que j’ai bien nourri je dois l’avouer, que j’ai remis rapidement à sa place…

Une ambiance un peu plus cosy…fruit d’un petit délire photoshop de ma copine Aurore !

Plus sérieusement, cette aventure du tournage a été un puissant déclencheur de réflexion. Devoir expliquer clairement en quelques minutes le pourquoi, le comment, la finalité, et de mon métier et de cet apprentissage accéléré et surprenant pendant les stages, m’a permis de poser de nouveau les essentiels de ma pratique.

Mon plaisir essentiel est vraiment celui-ci : permettre à n’importe qui de découvrir le plaisir de jouer du piano alors même que la personne en avait abandonné l’idée, tellement persuadée que ce ne serait pas pour elle. Pouvoir partager tout ce que je sais, grâce aux techniques de gestion mentale qui sont d’une efficacité extraordinaire.

Oui je le sais, je le vis, il est vraiment possible d’apprendre à se faire plaisir au piano en 3 jours !

Voir les yeux de mes stagiaires briller au bout de quelques minutes parce que, ça y est, ils ont posé les mains sur le clavier, ont joué leur premier accord…

Les amener à profiter de LEUR jeu, à organiser leurs doigts, à enchaîner ces fameux accords…

Savourer leur émerveillement devant ce qui finalement n’était pas si hermétique que cela…

Oui, c’est une véritable jouissance de mon coeur!

Et… concrètement?

Le prochain stage aura lieu… avec les prochains stagiaires !

Il sera même possible de profiter d’un stage en solo, même si nous ne bénéficierons pas de l’effet groupe, de la dynamique que propose l’apprentissage à plusieurs. Les horaires seront simplement adaptés, avec une ou deux heures en moins par jour, parce que lorsqu’on est seul à apprendre on progresse différemment, parfois plus rapidement d’ailleurs, mais l’intensité de cet enseignement “privé” nécessite des temps de pause pour intégrer les nouveaux acquis.

Alors si tu es tenté·e, surtout n’hésite pas à m’appeler, m’envoyer un petit message, nous choisirons ensemble les dates qui te conviendront le mieux :  3 jours consécutifs du vendredi au dimanche.

Je t’attends avec joie !

Regarde ma vidéo en suivant ce lien https://www.iewebtv.com/2019/11/13/piano-a-ma-portee-outil-de-developpement-pour-les-collaborateurs/?fbclid=IwAR2sKBbJKuNnFVGfzUeVQ4tcFwMXG-P5j8g6g6ocsBKlF0J5okYH7hyEbbg

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