Challenge 21 jours de posts jour# 20 : pourquoi j’ai choisi d’être prof

Je vais te faire une confidence : je ne me suis JAMAIS posé cette question !

Lorsque j’étais tout juste étudiante à la fac, au bout de quelques années de piano, ma prof du conservatoire me confiait de temps en temps ses élèves du samedi matin, parce qu’elle partait en week-end…. J’étais très fière, très heureuse de cette responsabilité, et pas une seconde je ne me suis demandée si ça allait me plaire ou non. Je me suis régalée !

Alors, très naturellement, j’ai cultivé ce plaisir du contact humain, et surtout, celui de la transmission.

Le plaisir du contact humain

Le choix, ou non, d’une carrière de pianiste professionnelle, en tant que concertiste, n’a pas été vraiment un dilemme : entre vivre “mariée à mon piano”, scotchée de longues heures tous les jours pour apprendre encore et encore… ou bien vivre une vie sociale riche… eh bien j’ai choisi la deuxième solution ! Adieu la perspective d’une carrière de virtuose. Bonjour la vraie vie.

J’ai donc choisi d’être professeur de musique. Pour cela j’ai obtenu le CAPES parallèlement à la poursuite de mon cursus au Conservatoire. Ce qui fait que pendant toute ma vie j’ai eu la double casquette, d’enseignante auprès des ados, et de prof de piano auprès d’enfants et d’adultes.

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : j’ai adoré le contact, souvent difficile, avec des jeunes de quartiers défavorisés (quand on enseigne en ZEP…), comme j’ai parfois eu du mal avec des enfants ou des jeunes peu motivés, élèves en école de musique…

C’est quand j’ai compris que seul comptait le plaisir de mon élève, indépendamment de sa réussite, que j’ai été libérée de l’attente d’un résultat, d’une progression, et que j’ai profondément apprécié le contact humain. Être dans l’instant présent, dans la beauté d’un moment, peut-être d’une belle réussite pianistique, peuvent me nourrir autant que la performance musicale.

Le plaisir de la transmission

C’est là la raison d’être du métier d’enseignant, me semble-t-il : Passer le flambeau, partager ce qui me passionne… Pouvoir éveiller les capacités de mon élève, le sensibiliser à une nouvelle technique, une nouvelle œuvre…

Il y a, paraît-il, plus de bonheur à donner qu’à recevoir… Eh bien, dans ce cas précis, oh oui c’est tout à fait vérifiable !

Faire découvrir une pièce encore inconnue, ouvrir de nouvelles possibilités d’interprétation… quel bonheur ! Je me sens parfois comme une initiatrice, une “facilitatrice” ainsi que je l’ai déjà vu écrit sur le site internet d’une thérapeute. Oui, je me sens l’âme de la facilitatrice qui permet au musicien-apprenant de s’ouvrir à de nouveaux horizons. 

Voir le pianiste un peu scolaire découvrir un nouveau style, ou bien l’encourager à déchiffrer un compositeur encore jamais abordé dans notre programme… l’initier à un autre langage musical…voilà ma vraie raison d’exercer ce métier !

On n’est plus tout à fait dans le registre de “la demoiselle du piano” qui punissait son élève en lui tapant sur les doigts avec un crayon (souvenirs douloureux souvent évoqués par mes élèves adultes débutants, ou faux débutants). Je me sens plutôt comme un entraîneur sportif, fier de stimuler ses jeunes, fier de voir leurs prouesses…

Et toi, as-tu des expériences, heureuses, et variées, à partager avec nous? Je serai heureuse de te lire !

Et demain… ce sera mon dernier jour de ce challenge des 21 posts !

Avec passion et bienveillance



signature Danielle

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